PRIX GONCOURT 2017, LE CHOIX DE L’ESPAGNE
Choix Goncourt Hanael 18.01.2018 El departament  - 

El passat dimecres 13 de desembre, set estudiants de set universitats espanyoles (Universitat Autònoma de Barcelona, Universitat d’Alacant, Autónoma de Madrid, Complutense de Madrid, Universidad de Granada, Universidad de Salamanca i Universidad de Valladolid) acompanyats dels seus respectius professors van deliberar i anunciar el nom del guanyador de la primera edició del “Choix Goncourt Espagne”. L’esdeveniment es va dur a terme a la Résidence de France de Madrid i va comptar amb la presència de l’escriptor i acadèmic espanyol Arturo Pérez Reverte, del periodista de El País, Borja Hermoso i de l’Ambaixador de França a Espanya Yves Saint-Geours. Així mateix, el premi va ser anunciat en presència de nombrosos mitjans de comunicació i de l’editorial Salamandra, la qual serà l’encarregada de publicar a Espanya el llibre guanyador : l’Art de perdre de l’escriptora francesa Alice Zeniter.

En aquest sentit, el “Choix Espagne” neix amb la intenció de donar a Espanya i, en particular, als departaments de literatura francesa de les universitats espanyoles la oportunitat d’expressar-se pel que fa a la qualitat de la producció literària francesa. Malgrat que tan sols set universitats espanyoles podien formar part d’aquesta primera edició, el passat mes d’octubre el Departament de Filologia Francesa i Romànica de la Universitat Autònoma de Barcelona va tenir l’honor de ser selecciont per formar part d’aquest prestigiós premi literari i formar part, d’aquesta manera, del jurat nacional. Des de llavors, el Director del Departament de Filologia Francesa i Romànica, el Doctor Ricard Ripoll, va seleccionar el jurat que representaria la UAB, constituït tant per professors com per alumnes. L’objectiu era triar una de les quatre obres finalistes seleccionades per la pròpia Acadèmia Goncourt per tal de defensar un autor en concret el dia del veredicte final a Madrid.

Les quatre obres finalistes pre-seleccionades per l’Acadèmia i que van ser objecte de nombrosos debats el passat 13 de desembre pel jurat nacional van ser les següents:

-    L’Art de Perder d’Alice Zeniter.
-    Tiensferme ta couronne de Yannick Haenel.
-    Bakhita de VéroniqueOlmi.
-    L’ordre du jour d’Éric Vuillard.



La tria del Departament de Filologia Francesa i Romànica va ser Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel. Aquí una breu ressenya de la novel•la per l’estudiant que va ser portaveu del Departament:

CRITIQUE SUR L’OUVRAGE DE YANNICK HAENEL "Tiens ferme ta couronne" par Andreu Llòria

Tiens ferme ta couronne est le dernier roman de Yannick Haenel et il est à la fois extravagant et primordial. Cependant, le plus important de cet ouvrage n’est pas dans le contenu mais plutôt dans la construction de l’histoire et, plus particulièrement, dans le style et la forme. En effet, du point de vue littéraire et stylistique, le livre est très bien écrit et à partir de l’histoire qui est racontée se détachent un suivi de symboles ainsi que de nombreuses références. Parmi celles-ci, il y en a deux qui, à mon avis, sont essentielles pour illustrer ce phénomène-là.

D’un côté, le titre en lui-même fait référence à un passage des Carnets de Proust. Par ce titre, l’auteur nous présente un écrivain qui est une sorte de roi qui doit régner sur le rien. Tenir ferme la couronne consiste donc à rester ferme à ses désirs. Par conséquent, la couronne n’est qu’un symbole qui nous renvoie à la condition de l’artiste parce que, même si la possibilité de l’échec est toujours présente, l’artiste ne peut réussir dans la société que s’il reste fidèle à lui-même et à ses idées.
    
De l’autre côté, nous avons dès la première page une phrase qui nous plonge tout de suite dans l’une des idées principales du texte. Par « à cette époque, j’étais fou » le narrateur nous annonce clairement l’esprit de cette aventure faite d’excès, l’une des idées capitales de ce roman. Du point de vue de la société, le héros de ce roman est une sorte de fou mais, tel que nous pouvons le constater à la fin du roman, il a une âme poétique. Ce sera, en quelque sorte, grâce à cette folie qu’il parviendra à laisser de côté l’histoire de Melville et à écrire son propre roman. Par conséquent, l’échec du début auquel le narrateur est confronté est une sorte de réussite et la folie peut être comprise comme l’un des facteurs qui lui permettent d’y arriver. De même, par le moyen de la folie, le lecteur est invité à se poser la question : sait-on quoi faire de nos vies ? Les critères d’évaluation sur ce qu’est une vie ratée et une vie réussie ne sont pas seulement encadrés par la société et c’est le fait de garder notre âme indemne autour du cœur ce qui nous permet d’arriver à atteindre les points où la société n’a pas accès.

Par ailleurs, Tiens ferme ta couronne est également un livre consacré au cinéma. Cependant, un aspect qui, à mon avis, est présent dans ce livre et qui contribue également à son originalité, c’est le rôle qui est donné par Haenel au cinéma et à la littérature. Nous sommes habitués au fait que le roman influence le cinéma. Cependant, Haenel réussit majestueusement à transposer cette idée car, dans son livre, on ne va pas de la littérature au cinéma, mais c’est plutôt l’inverse. Le cinéma est l’idée motrice du début et c’est à partir de lui que le déroulement de l’histoire est construit.

Si on prend en considération tout cela, il est évident que ce roman dépasse les limites de l’histoire qui est racontée. C’est pour cela que pour arriver à repérer toutes les références ainsi que les nombreux sens dont ce roman se nourrit, il faut, à mon avis, le relire plusieurs fois. Sans au moins une relecture, il est très probable que nous ne parvenions pas à nous submerger dans l’essence même du roman.

En conclusion, il est évident qu’il s’agit d’un livre très bien écrit du point de vue littéraire et très enrichissant du point de vue de la lecture. Toutefois, même si le début du roman peut être compris comme une ode au cinéma et, en gros, aux arts, l’histoire de Melville et la rencontre avec le cinéaste Cimino ne sont rien d’autre qu’un prétexte pour introduire l’idée principale du texte : la question de l’être et la quête existentielle ainsi qu’artistique d’un personnage qui pourrait être l’auteur même du roman.

Andreu Llòria
Étudiant de Quatrième année
Grau Estudis Francesos
 
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